Adatris : tisanes bio et innovation

Fini les sachets au goût fade !
Avec un marché du bien-être en explosion, les tisanes ont le vent en poupe et sont tendance.
Adatris se positionne sur le créneau de la production de plantes bio premium tout en revisitant les modes de production.

Adatris va fêter ses 10 ans. En une décennie, la production de plantes médicinales s’est organisée autour de 6 comptoirs répartis sur toute la France (Châtelais et Chemillé pour le Maine et Loire, Vendée, Normandie, l’Argone Champenoise et les Charentes).
Au total, Adatris produit 25 espèces différentes de plantes et livre chaque année 300 tonnes de feuilles ou boutons floraux. La part de l’exportation est de 30 %. Pour développer ses portefeuilles de marques, Adatris est présent chaque début d’année au salon bioFach de Nuremberg, « l’édition 2019 a été très positive, nous avons été approchés par de belles marques européennes » explique François Duveau, co-dirigeant.
Les belles plantes d’Adatris se retrouvent en vrac ou en sachets auprès des plus grandes marques bio, mais aussi distillées pour la Menthe-Pastille de Giffard. Certaines plantes sont également recherchées pour la fabrication de compléments alimentaires de qualité.
La valeur ajoutée d’Adatris réside dans la qualité de ses produits. Un laboratoire extérieur est chargé de vérifier, dans chaque lot produit, différents paramètres qui ne se voient pas, ne se sentent pas mais sont extrêmement importants pour la santé des consommateurs.
Pour le goût, en interne et 2 fois par semaine, l’équipe d’Adatris déguste des échantillons. Une dégustation qui s’apparente à celle du vin avec des profils aromatiques variés de notes florales, épicées ou boisées et une attaque plus ou moins forte en bouche. Visuellement, l’homogénéité colorimétrique et granulométrique du produit est drastiquement contrôlée.
L’innovation technologique est dans les gènes d’Adatris.
En 2018, le site de Châtelais a adopté une planteuse dotée d’un système de positionnement par satellite. Grâce à cette agriculture de précision, les parcelles sont quadrillées (binage et semis croisés) et rentabilisées, le désherbage limité et le travail de l’exploitant rationalisé.
Tout récemment, Adatris a breveté un système de séchage qui permet de récupérer l’eau native contenue dans la plante.
Les débouchés de ce procédé novateur sont importants, tant dans le domaine de la cosmétique que de l’agro-alimentaire. Ce système de séchage est actuellement développé à Châtelais pour ensuite être déployé dans les différents comptoirs de production.
Des embauches sont à la clef.